Anciennes plaines d’épandage d’eaux usées des Yvelines et du Val-d’Oise

Les plaines d’Achères, de Carrières-sous-Poissy et Triel-sur-Seine (Yvelines) et celles de Méry-sur-Oise et Pierrelaye (Val d’Oise) ont fait l’objet d’épandages d’eaux usées brutes, puis partiellement traitées, à partir de 1890 et jusqu’à 2006 pour certains secteurs.

L’ARS a commandité une étude sanitaire (cofinancée avec le SIAAP) dont l’objet était d’identifier si les zones urbanisées de ces territoires, lorsqu’elles comprennent des habitations, des écoles ou des jardins potagers, présentent des concentrations en polluants susceptibles d'avoir un impact sur la santé des populations exposées. Cette étude, qui a nécessité de se dérouler sur plusieurs années du fait du large périmètre couvert et de sa diversité, a été finalisée en 2018.

Les résultats de cette étude ont mis en évidence la présence de plomb dans les sols superficiels à des teneurs supérieures aux valeurs-repères en Île-de-France. Ces teneurs restent pour autant à des niveaux très inférieurs à ceux rencontrés sur d’anciens sites industriels pollués. L’exposition au plomb peut provoquer une maladie appelée le saturnisme. Les populations les plus à risque en cas d’exposition à ce polluant sont les jeunes enfants, les femmes enceintes ainsi que certaines populations plus spécifiquement exposées du fait de leurs conditions de vie (populations vivant notamment dans des campements sur des terrains en friche).

Parallèlement, Santé publique France a évalué à la demande de l’ARS la pertinence de réaliser un dépistage du saturnisme infantile sur ces sites d’épandage de boues et d’eaux usées). Il en résulte que la survenue d’un effet sanitaire lié à cette exposition au plomb ne peut être complètement écartée, en particulier pour les enfants de 0 à 6 ans (par l’ingestion de particules de terre via le contact main-bouche). Pour autant, les autorités sanitaires n’ont pas détecté de différences dans les plombémies dans la population générale de la zone concernée (système national de surveillance).

Afin de les informer des résultats des études sanitaires, faire le point sur les intoxications du plomb à faible dose et présenter les modalités de surveillance mises en place ainsi que les recommandations sanitaires qui s’appliquent, l’ARS organise des réunions d’information destinées aux professionnels de santé des Yvelines et du Val-d’Oise les 17 et 20 décembre 2018 (Diaporamas à télécharger ci contre).